Cuisine en famille

Les bienfaits de cuisiner en famille pour la relation parent-enfant

Par Maxime
5 minutes

Des moments partagés au cœur de la cuisine : pourquoi s’y mettre ensemble ?

Poser son tablier, ouvrir le frigo, découvrir une recette et se lancer avec ses enfants dans la réalisation d’un plat : la scène pourrait paraître ordinaire, mais elle offre bien plus que quelques biscuits ou un gratin réconfortant. Quand familles et enfants cuisinent ensemble, c’est tout un pan de la relation parent-enfant qui se construit, loin des écrans et du tumulte du quotidien. Au fil des épluchages et des dosages, place à la transmission, la complicité, le plaisir partagé… et des bénéfices qui dépassent largement le contenu de l’assiette.


Cuisiner avec ses enfants : bien plus qu’une activité ludique

Se retrouver autour d’une planche à découper ou d’un saladier, c’est d’abord partager un moment où chacun trouve sa place. Côté adultes, l’occasion de transmettre recettes familiales, astuces et gestes simples. Côté enfants, la fierté d’apprendre, essayer, goûter – parfois se tromper, mais toujours grandir. Pas besoin d’être chef étoilé ni d’en faire une corvée du dimanche : quelques minutes suffisent pour construire des souvenirs et renforcer la confiance mutuelle.


  • Pour les petits : malaxer, transvaser, laver les légumes, casser des œufs : cuisiner stimule la motricité et l’autonomie.
  • Pour les plus grands : suivre une recette, comprendre les mesures, lire les temps de cuisson : place aux mathématiques, au raisonnement et à la logique.
  • Pour les parents : redécouvrir la patience, poser le téléphone, observer les envies et les progrès de chacun. La cuisine se change alors en espace d’échange privilégié.

Créer du lien grâce à la cuisine : des bénéfices concrets

  • Mieux se connaitre et se parler. En cuisinant, la parole se libère plus facilement. Les mains occupées, les langues se délient : on échange sur la journée, on rit d’une maladresse, on rêve d’un futur gâteau d’anniversaire. Ces dialogues naturels nourrissent la relation parent-enfant.
  • Renforcer l’estime de soi. L’enfant qui pèse, mélange ou goûte ressent la satisfaction de participer et de réussir. Voir ses efforts valorisés (et dégustés !) encourage à persévérer, à être plus autonome.
  • Plaisir de la transmission. Adapter une recette, évoquer les plats d’enfance, raconter une anecdote autour d’un ingrédient… Cuisine rime aussi avec histoire familiale, petits secrets, patrimoine partagé.
  • Coopération et entraide. Se répartir les tâches, patienter pendant la cuisson, aider à ranger : cuisiner ensemble apprend la solidarité et la gestion de projets communs, par le plus concret des exemples.

Côté apprentissages : quand la cuisine devient une école vivante

  • Sensibiliser à l’équilibre alimentaire. Préparer un repas ou un goûter permet de discuter du choix des ingrédients, de l’origine des aliments ou de la saisonnalité.
  • Développer la motricité fine. Verser, émincer, doser, pétrir, rouler : autant de gestes utiles pour l’école… et la vie.
  • Découvrir le plaisir de bien manger. Les enfants acceptent plus volontiers de goûter légumes ou plats nouveaux lorsqu’ils y ont participé de près.
  • Responsabiliser et impliquer. Être actif à chaque étape (de la liste des courses à la vaisselle) fait grandir et encourage le sens de l’organisation.

Comment instaurer une routine cuisine en famille ?

  1. Commencez simple. Pas besoin de recettes longues ou complexes : sablés, petites salades, omelettes, smoothies – suffisent pour (re)donner envie.
  2. Attribuez un rôle à chacun. Selon l’âge, l’enfant peut laver, mélanger, battre, décorer… Donner une mission précise favorise l’engagement et la fierté.
  3. Acceptez l’imprévu (et le bazar). Les erreurs en cuisine forgent la créativité ! Un plat brûlé ou une pâte trop molle sont aussi l’occasion de dédramatiser et d’apprendre à trouver des solutions ensemble.
  4. Planifiez les séances. Pourquoi ne pas décider d’un rendez-vous hebdomadaire en cuisine : chaque semaine, un membre de la famille choisit la recette, propose une variante ou une déco ?

Ce qui marche : conseils concrets pour une aventure culinaire réussie

  • Misez sur l’accessibilité. Disposez les ustensiles à portée des petits, proposez des tabliers colorés, gardez un escabeau près du plan de travail.
  • Emmenez les enfants faire les courses (ou le marché). Le choix des ingrédients fait partie de l’expérience : compter, parler couleurs et variétés, sentir, découvrir produits locaux ou exotiques…
  • Valorisez le résultat. Prendre une photo du gâteau, dresser une jolie table, féliciter et inviter à goûter ensemble… Rien ne vaut la reconnaissance, même pour un repas simple !
  • Racontez le pourquoi. Expliquer les traditions culinaires, la provenance des recettes ou l’origine d’un ingrédient crée un climat de curiosité et d’ouverture.

Ce qu’il vaut mieux éviter pour préserver la bonne humeur

  • Critiquer le résultat ou comparer avec l’idéal du livre de recettes : mieux vaut encourager les efforts que viser la perfection !
  • Réaliser l’intégralité d’une recette sans laisser les enfants mettre la main à la pâte.
  • Imposer les recettes sans tenir compte des goûts ou des envies de chacun.
  • Laisser la notion de “corvée” prendre le dessus : quelques minutes de rangement partagées à la fin suffisent pour clore l’atelier sans stress.

Exemple de routine culinaire familiale (pour 1 à 3 enfants)

  • Samedi matin : discussion du menu du week-end, chacun propose une recette ou un ingrédient à découvrir.
  • Courses (marché ou supermarché) en équipe : chacun choisit un légume (ou une couleur, ou une forme…)
  • Préparation en duo ou trio : le plus jeune casse les œufs, le grand mélange, le parent supervise et raconte…
  • Pause dégustation tous ensemble avant de passer à table : chacun commente ce qu’il a aimé… ou moins aimé, sans jugement.
  • Rangement collectif en musique : pour finir, tout le monde se mobilise sur la mise au lave-vaisselle ou l’essuyage.

Check-list pour rendre la cuisine familiale accessible et fun

  • Choisir chaque semaine une recette adaptée à l’âge des enfants (maximum 4-5 étapes pour les petits, un plat familial revisité pour les grands).
  • Laisser un espace dédié à l’enfant (tablier, marchepied, boîte à ustensiles “kids”, torchon personnel).
  • Favoriser la découverte : goûter les ingrédients crus, sentir les épices, comparer des textures…
  • Imprimer ou dessiner des fiches-recettes illustrées pour les petits, ou co-écrire un carnet de cuisine familiale (avec dates, anecdotes, photos).
  • Ne pas hésiter à cuisiner “à l’improviste” certains soirs : tartines, crêpes, salades composées, mini pizzas sur pain – le principal, c’est d’être ensemble !

Quand la cuisine devient une source de souvenirs heureux

Au final, cuisiner en famille, ce n’est pas simplement se nourrir différemment : c’est écrire une histoire commune, découvrir les qualités de chacun et tisser une complicité durable. Les bénéfices relationnels – confiance, écoute, partage, autonomie – s’observent autant dans les petites mains enfarinées que dans les grandes tablées où les générations se retrouvent. Une expérience à (ré)inventer chaque semaine, pour la joie d’apprendre, de partager et de se régaler… ensemble !

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